Sherlock Holmes

Publié le par Le point de suspension

 

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Une pipe, une loupe et une casquette un tantinet ridicule, c'est ainsi qu'on se représente Sherlock. C'est un personnage si connu, si familier qu'on croirait presque qu'il est réel ou qu'il l'a été un jour. D'ailleurs, il a fait l'objet de biographies et d'études comme s'il avait vraiment vécu.

 

 

 

 

 

Toujours en ébullition

 

Sherlock est enquêteur, il met sa géniale cervelle au service de qui vient le consulter, quand l’affaire lui paraît intéressante. Sans famille, à part un frère, Mycroft Holmes, il vit avec son meilleur ami et assistant le Docteur Watson à Londres. Comme il déteste s’ennuyer, il travaille tout le temps, et quand il ne travaille pas, il consomme des substances illicites ou joue du violon pour s’occuper. et faire fuir son ennemi mortel, le désoeuvrement.  Ce qui horripile son co-locataire. Surtout quand il voit ce grand échalas mélancolique déambuler dans l’appartement en robe de chambre ou se livrer à de puantes et dangereuses expériences chimiques. On peut voir en Sherlock un érudit mais  il l'est seulement dans quelques domaines très spécialisés (sciences). Ses connaissances sont si spécifiques que, en ce qui concerne la culture générale, les problèmes sociaux, politiques, économiques de son temps, etc., c'est un ignare presque intégral.

 

De multiples cordes à son arc

 

Quand il travaille donc, ses outils sont sa grande faculté d’observation, sa puissante capacité de réflexion et de déduction ainsi que sa mémoire phénoménale et bien entraînée et sa connaissance des hommes. Son côté artiste le sert pour se grimer efficacement et pour faire le cabotin devant ses clients époustouflés. De plus, bien qu’il n’aime guère l’activité physique, il pratique quelques sports, histoire d’être en forme, ce qui lui permet d’être increvable quand il est sur une affaire. Toutes ses capacités lui donnent une assez haute opinion de lui-même et un franc mépris pour les crétins. Exigeant pour lui-même, il l’est aussi pour les autres, y compris pour son pote dont il se moque souvent. Il ne répugne pas à manier l’humour même si ce n’est pas un joyeux luron : la convivialité n’est pas sa tasse de thé. Réservé, il déteste parler de ses idées et de ses conclusions sur une affaire avant le dénouement.  Ce qui fait de lui un détective excellent, c'est son objectivité, son absence de sentiments pour autrui mais ces qualités, primordiales pour un enquêteur, font de lui un être plutôt imbuvable. S’il est courtois avec les femmes, le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas un don juan. Globalement il a une mauvaise opinion de l'autre sexe. Toutefois Irène Adler…

 

 

Apparu en 1887 dans Une étude en rouge, Sherlock revient dans de nombreuses aventures signées par Arthur Conan Doyle : Le Chien des Baskerville, Le Signe des quatre, les nouvelles des recueils Les aventures de Sherlock Holmes, Le Retour de Sherlock Holmes, etc. Les livres de Conan Doyle ont inspiré de multiples adaptations, suites, romans, nouvelles aventures, romans pour la jeunesse, albums pour les enfants, mettant en scène Sherlock Holmes ou son double comique. En bande dessinée, par exemple, la série  parodique Baker Street signée Pierre Veys et Nicolas Barral (Editions Delcourt) prend à contre-pied un certain nombre des caractéristiques des romans de Conan Doyle. De nombreux acteurs ont prêté un visage à Sherlock Holmes au cinéma ou à la télévision mais celui donc on se rappelle le plus souvent est celui de Jeremy Brett. Lequel va peut-être être détroné par Robert Downey Jr. qui incarne dans le film de Guy Ritchie (2009) un Sherlock plutôt rock'n roll, décoiffant et peut-être pas si éloigné du personnage littéraire qu'on pourrait le croire au premier abord. La série britannique Sherlock (2010) reprend aussi cette idée d'un Sherlock Holmes agité avec Benedict Cimberbatch dans le rôle titre.

 

 

 

 

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