Peter Pan

Publié le par Le point de suspension

Peter Pan

Quand vous songez à Peter Pan vous pensez bien sûr à l'enfant qui refuse de grandir . Il vous apparaît comme un mignon petit garçon, libre et heureux. Oui c'est un « charmant petit gars » vêtu de feuilles et de résine et qui a toutes ses dents de lait. Mais relisez le roman :  Peter Pan est un sale gamin effronté, égocentrique et vaniteux. Bon c'est vrai, il est attachant et audacieux, séduisant et courageux, mais quand même quel bêcheur ! Et puis est-ce bien sûr qu'il est libre et heureux ?

 

La relation avec les enfants Darling

 

Wendy, John et Michael Darling suivent Peter à Neverland, le Pays Imaginaire, où Wendy devient la maman des Enfants Perdus (des orphelins ramenés par Peter). Après bien des aventures, les enfants rentrent chez eux avec les Enfants Perdus, aussitôt adoptés par la famille Darling, mais Peter refuse de rester car il ne veut pas aller à l'école et devenir un homme. Les enfants grandissent et deviennent des adultes respectables et un peu ternes. Wendy, que Mme Darling avait autorisée à rejoindre Peter une fois par an, a grandi elle aussi. Peter l'a oubliée et n'est pas venu la chercher comme prévu. Wendy a une fille Jane, à qui elle a raconté ses aventures. Et un soir Peter revient voir Wendy mais le fait qu'elle ait grandi lui cause du chagrin et c'est Jane qui l'accompagne au Pays Imaginaire. A son tour, elle aura une fille qui fera le voyage et ainsi de suite tant qu'il y aura des enfants.

 

Peter, l'enfant solitaire sans mémoire

 

Ainsi, tous les enfants sont interchangeables, d'ailleurs, au Pays Imaginaire ils changent puisque, quand ils grandissent, ils sont priés de vider les lieux, sauf Peter qui reste le même, toujours. Parce qu'il n'a pas de mémoire, parce qu'il est incapable d'amour ou d'affection, parce que, dans son univers, tout tourne en rond et tout recommence perpétuellement et qu'il ne veut pas en sortir. Il est une sorte de prisonnier volontaire, un orphelin revendiqué. La seule joie qui lui est refusée à jamais c'est l'amour entre des parents et leurs enfants, nous dit l'auteur. Pauvre Peter Pan. Certes des kyrielles d'enfants peuvent visiter le Pays imaginaire, grâce à lui mais "tous les enfants, hormis un seul, grandissent" nous dit la première phrase du roman. Ne jamais devenir un vieux barbon est peut-être une bonne chose mais être toujours un éternel enfant dans une solitude infinie...

 

Au départ, une pièce de théâtre

 

Le personnage de Peter Pan est paru pour la première fois dans un roman de James Matthew Barrie Le Petit Oiseau blanc en 1902, puis dans la pièce de théâtre Peter Pan ou le petit garçon qui ne voulait pas grandir en 1904. Enfin Barrie adapta la pièce en roman Peter et Wendy, connu en France sous le nom de Peter Pan.

Une belle adaptation à découvrir : Peter Pan de James Matthew Barrie illustré par Stéphane Girel aux Editions Flammarion.

 

 

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