Eddie Dickens

Publié le par Le point de suspension

 

malle.png Eddie a 11 ans au début de l’histoire, un peu plus ensuite. Fils unique, il vit plus ou moins avec ses parents à une époque qu’on pourrait qualifier de XIXe siècle, en Angleterre.
 

 

 

Un enfant choyé et attentivement surveillé !

 

Eddie (Edmond de son vrai prénom ou bien Jonathan ou Simon quand ses parents oublient le prénom de leur fils) a vécu en mer pendant sa petite enfance. Alors qu’il devait être envoyé à l’école « pour les tout petits petits gentlemen » il est expédié par erreur, à la place d’une malle, sur un bateau en partance pour l’Amérique. La malle arrive de son côté à l’école où elle poursuit une scolarité paisible au fond de la classe, décrochant de si bonnes notes que les parents d’Eddie, ravis, ne se doutèrent jamais que leur fils n’était pas au pensionnat. Le petit garçon passe huit années sur un cargo, n’arrive jamais en Amérique mais apprend pas mal de choses sur la vie en mer. Par un heureux concours de circonstances, Eddie et la malle reviennent au même moment à la maison et reprennent la vie de famille.

 


Quand ce n'est pas les parents...


La vie parmi les marins n’a pas empêché Eddie d’acquérir une bonne éducation de gentleman anglais. C’est donc un jeune garçon tout à fait éveillé et assez cultivé. Ses parents ayant contracté une grave maladie contagieuse (ce qui ne les empêche nullement de faire de la lutte, de l’escrime et de la pêche aux requins avec les voisins) alors qu’il a 11 ans, Eddie doit se rendre chez son grand-oncle et sa grand-tante. Les deux membres de cette famille d’accueil temporaire, Jack et Maud ou le Fol Oncle Jack et la Folle Tante Maud, sont totalement, complètement, absolument cinglés. Du moins selon notre point de vue de lecteurs équilibrés, conscients et responsables.  En réalité, dans le monde d’Eddie, tout le monde sauf Eddie est zinzin de manière gravissime. Ses parents ne font pas exception à la règle, ni les autres adultes qu’Eddie rencontre. Seuls les enfants semblent être à peu près d’équerre.

 

Un garçon paisible dans un monde de toqués


Par une suite de loufoqueries, Eddie se retrouve à l’orphelinat au lieu d’arriver chez son oncle et sa tante. Mais le garçon est un gentleman on l’a dit, ce qui signifie qu’il a du courage, de l’esprit et de la générosité. Il parvient donc rapidement à se tirer de ce mauvais pas et par la même occasion à délivrer les orphelins de cette prison pour enfants seuls. Eddie est ouvert et sympathique, il bavarde volontiers avec les gens en évitant de leur parler de sa famille qu’il aime tendrement mais qu’il souhaiterait un peu plus normale, tout en ne se faisant aucune illusion à son sujet. Malgré son caractère tranquille, Eddie s’attire toujours des aventures burlesques, en grande partie à cause des inventions délirantes de son grand-oncle ou, pire encore, de sa grand-tante  (qui détient la palme en matière de désordre mental). A moins que ce ne soit son père ou sa mère qui ne fasse exploser la baraque ou tout autre joyeuseté du même genre. A se demander si Eddie parviendra à l’âge adulte et, si oui, dans quel état ? 


Une rigolote trilogie very british


Eddie Dickens est le héros d’une trilogie de Philip Ardagh : Une folle famille tome 1 ; Une folle équipée tome 2 ; Une folle croisière tome 3. Publiées en France par les éditions Albin Michel en 2003-2004 (en 2000 au Royaume-Uni), ces Aventures d’Eddie Dickens se situent dans la lignée de Roald Dahl et des humoristes anglais à la Monty Python : dingueries, jeux de mots, absurde, parodie (de Charles Dickens bien sûr), digressions humoristiques, tout y est !
L’adaptation au cinéma (novembre 2008, Etats-Unis) est dirigée par Francis Lawrence.

 

 

 

 

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